Punir est-il un devoir ?
« On doit punir, non pour punir, mais pour prévenir. » (Sénèque). Au-delà de la question du rôle de la punition, ce sujet invite à une réflexion sur notre responsabilité (ou son absence) concernant cette dernière. Ce corrigé propose des pistes de réflexion sur le devoir de punir : à quel moment se rapproche-t-il de la vengeance ?
La formulation de l'intitulé est étonnante, comme si la punition n'était pas évidente, mais déjà en discussion. Quand la discussion peut-elle être légitime ? Qu'est-ce qui la rend illégitime ? Est-il vain de punir si la punition ne peut avoir les conséquences que l'on attendait ? Si l'on questionne la légitimité cela suppose d'exclure toute idée de punition comme vengeance, comme réaction immédiate et non réfléchie. Punir devient alors un acte qui n'est pas du tout automatique, comme si selon la loi il ne pouvait y avoir automatisme dans la réponse aux délits. Cela suppose que la punition ne se justifie pas à chaque fois par l'application pure et simple de la loi. Pourquoi ? N'est-ce pas de la nature de la loi de faire automatiquement comprendre qu'il y ait eu transgression ? Si l'on prend en compte des circonstances atténuantes, n'est-ce pas à terme effacer la responsabilité individuelle ? Que vaut une loi si elle ne repose plus sur la responsabilité est individuelle ? Auquel cas punir n'est pas légitime, mais nécessaire, voire inévitable.
(ID 543 - 2 pages)
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