Pour philosopher vaut-il mieux être savant ou suffit-il d'avoir des opinions ?
Ce corrigé de philosophie traite le sujet suivant : « Pour philosopher vaut-il mieux être savant ou suffit-il d'avoir des opinions ? ».
On a souvent tendance à penser que le philosophe emploie des « grands mots » pour exprimer ce que tout le monde serait capable de dire autrement et plus simplement, et donc que chacun serait parfaitement capable de philosopher, c'est-à-dire de réfléchir et de débattre et de donner son avis sur l'existence.
Cependant il n'est pas aussi sûr que la philosophie se réduise à cela : qu'on lise attentivement un livre de philosophie ou qu'on écoute un philosophe parler, on peut se rendre compte que le vocabulaire employé correspond à une nécessité : nommer précisément ce qui dans le discours courant n'a aucune dénomination ou n'est nommé que de manière approximative et floue. De ce point de vue le discours du philosophe serait semblable à celui de n'importe quel scientifique : ce serait celui d'un expert dans son domaine.
On peut donc se demander si pour philosopher il vaut mieux être savant ou s'il suffit d'avoir des opinions ? Autrement dit, le philosophe est-il un spécialiste, avec tout ce que cela implique? Ou faut-il considérer au contraire que la philosophie est à la portée de tous, qu'il est possible à tous d'avoir un avis pertinent sur les questions dites philosophiques sans disposer de connaissance spécifique ?
(ID 621 - 5 pages)
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