La peur gouverne-t-elle nos croyances ?
Ce corrigé de philosophie porte sur le sujet suivant : « La peur gouverne-t-elle nos croyances ? ».
Le terme phobie, du grec ancien phobos, désigne un ensemble de troubles psychologiques axés sur une entité extérieure capable de susciter une peur irrationnelle. Ces réactions doivent être suffisamment invalidantes pour que l'on puisse parler de phobie. La peur est une émotion d'anticipation. Elle informe l'organisme d'un danger potentiel. Ce n'est pas ce qui se produit dans le présent qui représente un danger, mais ce qui pourrait survenir dans un avenir plus ou moins rapproché (quelques secondes, des jours...), c'est l'anticipation, donc le fait d'imaginer ce qui pourrait se produire (étant donné les faits observés), qui déclenche l'émotion. L'évaluation du danger, la peur donc, est toujours subjective. Cette différence d'interprétation du danger repose sur l'inégalité de notre expérience. La perception de la peur n'est pas forcément réaliste même si celle-ci est vécue comme inéluctable. L'imagination joue un rôle important dans la formation de la perception. Mais l'événement prédit ne se produit pas fatalement. La peur s'accompagne d'une série de réactions physiques de mobilisation pour la fuite ou la défense. C'est seulement quand le péril est écarté qu'on ressent toute l'intensité des effets physiologiques de la peur. C'est aussi à ce moment où l'attention se relâche qu'on se met parfois à trembler et à prendre complètement conscience de l'ampleur du danger auquel on a fait face.
(ID 638 - 4 pages)
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