L'homme ne désire-t-il que ce dont il a besoin ?
Ce corrigé porte sur le sujet suivant: « L'homme ne désire-t-il que ce dont il a besoin ? »
L'homme est par nature sujet à des besoins. Mais une fois ces derniers satisfaits, l'être humain ne développe-t-il pas d'autres désirs, ces derniers s'éloignant de la nature vitale du besoin ? Ce corrigé établit une différence entre les deux notions et introduit une critique de leur confusion.
Analyse :
Sur quoi porte la question et qu'est-ce qu'elle soupçonne ?
Les hommes ont des besoins, sans préciser lesquels, donc au sens le plus général - pas seulement biologiques - et que l'on veut les satisfaire : désirer ici c'est vouloir. Mais il y a un soupçon, avec la restriction « ne ... que » souligné par « rien d'autre ». On désire davantage. Les besoins ne sont pas tout ce que les hommes désirent : il y a autre chose. En effet désirer est un verbe transitif, comme le verbe vouloir : il y a toujours un objet : quelque chose. Ces objets sont-ils toujours liés au besoin, ce qui veut dire que ces objets relèveraient toujours du manque, puisqu'on ne désire pas ce qu'on a déjà.
(ID 259 - 4 pages)
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