La découverte de l'inconscient autorise-t-elle l'alibi de l'inconscience ?
Ce corrigé porte sur le sujet suivant : « La découverte de l'inconscient autorise-t-elle l'alibi de l'inconscience ? ».
La découverte de l'inconscient, affirmée par Freud, accomplit de façon encore plus décisive et radicale la dépossession du sujet, à travers la mise en question de sa souveraineté. La conscience de ses actes, de ses désirs, est en effet la condition requise d'un éventuel contrôle sur eux et c'est la conscience encore qui peut donner un sens à l'idée de responsabilité. Être responsable, c'est pouvoir répondre de soi, affirmer la maîtrise de soi sur soi.
Le sujet livré à notre analyse nous interroge sur le lien difficile de l'inconscient à la liberté. L'inconscience, entendue comme non responsabilité, non évaluation des dangers ou des conséquences de sa conduite, est-elle nécessairement attachée à l'inconscient au point qu'elle puisse constituer un alibi, une défense, lorsqu'il s'agit de rendre compte de ce que nous faisons?
(ID 681 - 3 pages)
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