Toute prise de conscience est-elle libératrice ?
Ce corrigé de philosophie porte sur le sujet suivant : « Toute prise de conscience est-elle libératrice ? ».
«Comment peut-on faire une chose pareille?» Il suffit d'ouvrir le journal pour éprouver que sa lecture n'est pas seulement prise de connaissance d'informations neutres, mais une prise de conscience qui semble déjà être comme telle une prise de position, un début d'action, un commencement de liberté. Mais n'y a-t-il pas là, aussi, une illusion? A quoi mène vraiment cette indignation? Si elle ne conduisait pas à une «libération» effective, le soupçon d'impuissance ne se porterait-il pas, au-delà de l'action, sur la prise de conscience elle-même, source dès lors de désolation vaine et de malheur? Pourtant, on ne peut s'en tenir là. Comment pourrions-nous nous libérer si nous n'avions pas conscience de nos servitudes? Il faut donc se demander plutôt si toute prise de conscience est libératrice, c'est-à-dire si la prise de conscience est libératrice comme telle, ou si elle ne l'est pas à certaines conditions et, pour notre part, nous en verrions en effet deux.
(ID 690 - 2 pages)
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